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L'hypokhâgne ne peut pas être
redoublée : on est admis en khâgne ou bien on
s'oriente vers un autre cursus (Université, Instituts de
Sciences politiques, etc.). L'élève admis en
khâgne doit choisir une spécialité parmi celles
proposées par le lycée. Au Lycée FAURIEL sont
préparées les spécialités
suivantes : philosophie, lettres modernes,
histoire, géographie et anglais. A la
fin de la khâgne a lieu le Concours d'entrée à
l'École
Normale Supérieure, qui constitue le point
d'aboutissement de la formation. Certains élèves,
quoiqu'ayant échoué au concours, décident de
se présenter une seconde fois, encouragés par leurs
résultats et confortés par l'avis de leurs
professeurs. Dans le jargon de la khâgne on appelle ces
élèves des "cubes" (ceux qui sont en khâgne
pour la première fois s'appellent des "carrés").
Il y a bien peu de places au Concours, qui sélectionne des
khâgneux venant de toute la France. C'est pourquoi il faut
savoir que, même si le Concours est la raison d'être
des classes préparatoires (qui s'intitulent ainsi
précisément parce qu'elles préparent au
Concours), la valeur de la formation reçue ne dépend
pas de la réussite ou de l'échec final. Ce qu'on
apprend en hypokhâgne et en khâgne, c'est d'abord
à travailler efficacement et intensivement. Cette
aptitude acquise fait que la plupart de ceux qui ont suivi cette
scolarité se trouvent dans des
conditions particulièrement favorables à la
réussite de tout ce qu'ils entreprennent par la
suite. Les anciens khâgneux qui se présentent aux
Concours d'entrée de Instituts d'Études
politiques sont généralement reçus alors
que la khâgne ne les avait pas spécialement
préparés à ces concours.
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La bibliothèque François Mitterrand à
Paris
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En khâgne, on fait aussi l'épreuve de ses limites...
et on découvre souvent qu'on peut aussi les
dépasser ! Dans cette expérience parfois un peu
douloureuse, on prend conscience de ses goûts, de son
ambition, ce qui permet de choisir en adulte les moyens d'atteindre
l'avenir dont on rêve.
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